La qualité du sommeil s'améliorerait avec l'âge

                          La qualité du sommeil s'améliorerait avec l'âge

Les femmes seniors sont moins bien loties que les hommes.Photo Fotolia


  • En vieillissant, la qualité de notre sommeil s'améliore alors qu'on passe moins de temps à dormir selon une nouvelle étude.

    Les chercheurs de l'enquête notent que «les sujets plus âgés se plaignent moins du sommeil et la somnolence pathologique est considérablement plus bas chez eux que chez les sujets plus jeunes», ce qui conduit à penser qu'en vieillissant, nous avons besoin de moins d'heures de sommeil.

    Inspiré par un manque de recherche sur le sommeil prenant en compte l'âge et le sexe, une équipe de recherche suisse a rassemblé des questionnaires basés sur l'auto-déclaration des participants et l'observation de leur sommeil.

    Cette enquête a permis aux chercheurs de se demander si les sujets interprétaient correctement la qualité de leur sommeil.

    L'étude a permis d'identifier un changement progressif vers des heures de coucher et de réveils plus tôt avec l'âge ainsi que moins de plaintes de somnolence en journée. Selon l'étude, vieillir rend plus matinal au fil du temps.

    Les femmes seniors sont moins bien loties que les hommes puisqu'elles mettent plus longtemps à s'endormir et souffrent plus d'agitations nocturnes durant la nuit.

    Mais en règle générale, chez les hommes comme chez les femmes, les plus âgés se réveillent beaucoup plus facilement que les jeunes, malgré une meilleure qualité de sommeil.

    «Cela pourrait s'expliquer par une meilleure adaptation aux exigences de sommeil par les populations seniors ou une faculté à s'habituer aux changements de sommeil avec le temps», indique le coauteur de l'étude, Gianina Luca, de l'université de Lausanne.

    Les chercheurs ont mené l'étude sur 6733 participants de Lausanne entre 35 et 75 ans jugés exemptes de tout trouble du sommeil. 2160 d'entre eux ont passé le test de polysomnographie. Cette technologie enregistre les événements biophysiques qui se produisent pendant notre sommeil. Le test permet de mesurer la quantité et la vélocité des mouvements oculaires pendant la phase profonde du "sommeil rapide".

    Suite au test, seulement 1147 participants de ce groupe ont été considérés comme ne souffrant pas de troubles du sommeil. Et d'après le questionnaire fourni par les chercheurs, 2966 participants sur 5064 se trouvaient exempts de troubles du sommeil.

    L'étude, qui démontre entre autres une progression importante des troubles du sommeil, a été publiée dans le Journal Taylor & Francis.

      

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